Big Bang Ballers: retour sur un voyage qui change tout

January 14, 2019

 Cette année, le BBCEP a décidé de s'engager dans un projet solidaire et sportif auprès des Big Bang Ballers. Cette association est un organisme solidaire qui allie basket et éducation. La branche française a été créée par 3 personnes dont un de nos anciens joueurs, licencié au BBCEP, César Ghaouti.

N’hésitez pas à soutenir l'association.


Du 20 octobre au 4 novembre 2018, Floris et Fred ont participé à un séjour solidaire et sportif à Louga, au Nord du Sénégal. Revenons sur leur séjour.

 

Était-ce votre premier voyage en Afrique ?

Floris : Effectivement. Cela me trottait dans la tête depuis un certain temps

Frédéric : Je voulais, depuis un moment, participer au projet des Big Bang Ballers mais je n'osais pas franchir le pas. Cette année il y a eu le déclic. C'était mon 1er voyage en Afrique également.

 

Pourquoi le Sénégal ?

Floris : L’association Big Bang Ballers à une antenne au Sénégal exactement à Louga.

Frédéric : il y a un voyage solidaire tous les 2 ou 3 ans et cette année c'était au Sénégal.

 

Qu’avez-vous appris lors de ce séjour ?

Floris : J’ai appris beaucoup durant ce séjour. J’ai appris le bonheur à l’état pur, j’ai appris à vivre le moment présent, j’ai appris à danser avec joie, j’ai appris à enseigner et jouer au basket avec peu de moyens, j’ai appris à positiver… Comme on dit là-bas : y’a pas de problème.

Frédéric : Découvrir un monde totalement différent du mien m'a aidé à relativiser les choses. Le peu de moyens sur place et voir des gens passionnés, accueillants et volontaires m'a interpellé. Comment peut-on se plaindre autant, attacher tant d'importance à des choses futiles alors que l'on a tout ce qu'il faudrait pour être épanoui ici ?

J'ai appris à ne jamais être à l'heure sans avoir de remords. Non, y'a pas de problème !

 

Quel impact ce voyage a-t-il eu dans votre vie ?

Floris : Un voyage comme ça retourne le cerveau, et avant tout, le cœur. Le Sénégal est un pays particulièrement riche. Riche d’amour, de joie, et de solidarité. Après ça, j’ai su que mon retour en France allait changer ma manière de penser.

Frédéric : Il est difficile de répondre à cette question. A mon retour, le décalage de mode de vie a été aussi saisissant qu'en arrivant au Sénégal. J'ai maintenant une envie croissante de découvrir le monde mais je ne sais pas encore comment. Je me rends compte également, que je fais trop de choses au quotidien, que je ne profite pas assez des moments simples de la vie quotidienne.

 

Pouvez-vous nous partager …

Une rencontre qui vous a marqué ?

Floris : Je ne pourrai dire une rencontre mais des rencontres notamment : Ousmane Diallo, Abou Gueye, Modou Guye et Alioune Badara Dieng, nous ont fait découvrir le Sénégal sous un autre jour. On ne s’est pas sentis "Toubab" (mot désignant blanc en Afrique) en discutant, rigolant et partageant des moments de bonheur avec les coaches du CDEPS de Louga.

Frédéric : Une rencontre ? Non, des rencontres. L'accueil qui nous a été réservé était formidable et toutes les rencontres et amitiés tissées m'ont marqué. C'est valable avec les Sénégalais sur place (Ousmane, Modou...) mais aussi avec mes partenaires de voyage notamment Céline (notre chef de tribu) et Marion. Et puis, il y a aussi Floris avec qui nous avons vécu des moments forts, des discussions intenses. On était sur la même longueur d'onde tous les 2.

 

 

Un moment drôle du séjour ?

Floris : Je garderai deux moments : Un gros fou rire avec la bande C4 ou Madame Marion s’est subitement arrêtée en pleine route car elle avait très faim mais le vivre c’était génialissime et le deuxième c’est de voir la vidéo de Fred danser…

Frédéric : Mais pourquoi je me suis mis à danser ? Non Floris. On avait dit pas ces dossiers-là !

Le road trip de 8 heures de nuit de Fatick pour rejoindre Louga restera un moment mémorable : route impraticable car en sable, mobylettes tractées par une autre dans le noir absolu au milieu de nulle part, craquage pour faim intenable, et répliques cultes '' et le pain d'épices c'est moi qui l'ai mangé hein ?'‘, '' moi je veux rentrer, je n’ai pas faim, j'ai cru que j'allais mourir, je veux renter !'' Que de fous rires. Et l'apothéose fût notre interpellation par un gendarme zélé à 2h du matin pour un feu défectueux alors qu'on avait la voiture la plus classe et de loin de toute la région. C'est moi qui conduisait et on a refusé de payer le ''droit de passage''. Du coup, j'ai failli finir en prison avec un Touareg Mauritanien.

 

Un moment fort en émotion ?

Floris : Je dirai plusieurs moments : De voir dans quelles conditions les gens vivent, le peu de moyens des écoles notamment en vers les plus petits et l’abnégation des coaches qui derrière chaque enfant voient en eux l’adulte de demain qui pourra faire avancer le Sénégal

Les adieux sont toujours les plus beaux comme les plus horribles moments ; mais au fond, on sait qu’on se reverra. Même si c’est dans une autre vie.

Frédéric : Notre 1ère visite d'une école avec des classes jusqu'à 92 élèves. Un moment marquant pour moi qui suis enseignant. Des professeurs volontaires, sans moyens, avec des enfants démunis, sans lunettes pour bien voir...

 

Vos 3 plus beaux souvenirs ?

Floris : Les entraînements au CDEPS de Louga, les fous rires et les gens simples qui vous accueillent à bras ouverts.

Frédéric : Beaucoup d'images restent gravées. Les entraînements au centre de Louga, à Saint Louis également. 

La découverte du village pilote du Lac Rose pour les orphelins avec les repas en commun avec les jeunes, la souris dans la chambre, le feu de camp...

 

Si vous pouviez résumer ton voyage en 5 mots ?

Floris : Grandiose, Aventure, Amitié, Amour, Solidarité, Courage. (Zut ! ça fait 6)

Frédéric : Solidarité, dépaysement, chaleur, découverte, passionnant.

 

Si tu pouvais résumer ton voyage en une citation ?

Floris : “L’expérience, pour celui qui sait en profiter, est le meilleur guide dans la conduite de la vie.” Adolphe d’Houdetot, Dix épines pour une fleur (1853).

Frédéric : « Prendre les événements comme ils viennent et surtout bien saisir le sens du périple : c'est l'Afrique qui vous roulait dessus et non l'inverse » Jean-Christophe Grangé, Congo Requiem.

 

Si tu pouvais donner un conseil aux personnes qui hésitent encore à se lancer avec Big Bang Ballers ou une autre association ?

Floris : Lancez-vous. Peu de personnes ont cette chance, peu de personnes en auront le courage. La seule chose qui peut nous empêcher d’agir et de réaliser des grandes choses, c’est la peur. Vous ne voulez pas vivre en ayant peur. Allez-y ! Il est temps de changer le monde.

Frédéric : S'investir dans une association, c'est le meilleur moyen de lutter contre l’égoïsme, c'est la chance de découvrir d'autres horizons, d'autres façons de penser et c'est enrichissant personnellement.

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