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Ulteam match avant de rencontrer les bouffeurs de tartiflette.
Après une période de trêve et une reprise samedi dernier en demi-teinte, les protégés de Yo se devaient d’être plus âpres pour jouer dans 15 jours le premier rôle. Pas besoin de s’exiler pour ramasser les feuilles (jaunes) à la pelle, l’ULTEAM en dispensait ce mardi, Crolles n’a pas échappé à la distribution.
Un peu inquiet notre Yo « Crolles a perdu de 3 points à Annemasse. Il faudra se méfier de nos cousins, c’est un derby et un test pour le Team ». Un test Ultime ? Et quel joker tu as pour faire plier les Crollois ? « Notre jeu collectif et une défense que je veux voir béton » renchéri le sorcier vert. Nonobstant, la belle victoire est nécessaire pour envoyer un signal fort en direction de la Savoie.
Il faudra 30 secondes pour que l’artilleur local sonne l’hallali sur le panier adverse. D’emblé le duel des numéros 12 (les presque double-mètre) est lancé. Cet acharnement a fait voir violet au coach opposé mais n’a pas atténué l’ardeur bruyante des nombreux supporters Crollois. Eh, Régis tu avais affrété un car pour cette rencontre ? Et le proverbe dit : la valeur n’atteint pas le nombre des… supporters (citation valable chez nous aussi !). A cet instant la consigne : appuyer sur le champignon pour emballer le jeu et faire la différence en ce 1er set. Le hic, c’est que sur le parquet ce n’est pas le Schumacher’s Team, c’est plutôt le Alesi’s team (à fond, à fond, à fond, gravier…) et on ne fera pas la fine bouche sur le score de 23-4 après 10 minutes (la bombarde made by Théo a encore frappé).
La hausse de nos tireurs étant au vestiaire, le début de ce quart est fébrile. Ce démarrage digne de la poussive feu la Deux-Deuch laissait transparaitre certaines craintes chez le chef mécano local ; mais comme le garçon a plus d'un tour dans son cabas, il sortit de celui-ci une espèce de carburant nommé RDB (en clair : remontée de bretelles) si bien que la vénérable Citroën ainsi dopée se transforma en bolide de course qui aurait bien plu à un certain Loeb, tellement l'engin tournait comme une horloge. Une avance confortable (mais à conforter) de 25 points à la pause (43-18).
On se plait à penser que la suite ne sera qu’un long fleuve tranquille. Il n’en sera rien, les Crollois entendent bien montrer que le basket Grésivaudien existe. Le retour des vestiaires est catastrophique, en moins de 6 minutes Crolles se refait une santé. Atones, les verts vont tout oublier, les consignes, le collectif, la hargne… et ils resteront passifs face au déferlement violet. On percera le panier une seule fois, le reste du temps on le réservera pour les vendanges. Mais on saura résister, et même prodiguer des enchaînements judicieux, à cette furieuse cavalerie sous l’impulsion de notre maitre du jeu. En s’imposant avec un boni de 31 points au terme de ce 3ème quart, on commençait à humer la senteur de la victoire (58-27).
Dans le basket, la fraicheur de la tête va de pair avec la fraicheur des jambes. La condition physique fait partie de la panoplie de nos cadets et ça se voit ! Sans forcer outre mesure on va dérouler pour atteindre le temps Ultime de ce match (jeu de mots capillotracté). Ce n’est pas pour autant que le coach donne du mou « Il faut continuer à développer notre jeu » clame Yo en affinant sa stratégie « Tout sur les intérieurs, à toi Vincent ! ».
C’est le cake-time (sortez les friandises), on termine sur la lancé un match qui n’a pas enthousiasmé le Canadien, figure emblématique du basket Domènois qui sort parfois ses Air-sholl de la naphtaline et responsable du trempage du petit Yo dans le chaudron du basket.
81-35, ton commentaire coach ? « L’adresse du 1er quart nous a apporté une avance qui a permis de surmonter la galère que nous avons connu sur l’attaque de zone. Le jeu rapide et les passes laser ont leurs limites, le placement et la vision du jeu en sont les catalyseurs, sortez les mains du short et ajustez vos goggles »
Intraitables sous les panneaux, vifs comme des pur-sang et maitres de leur jeu, Théo et ses potes ont offert trois quarts d'un récital de haut niveau, qu'en sera-t-il lorsqu'ils connaitront leur partition par cœur ?
Allez poulet ! Le H5N1 n’est plus là, tu peux commérer : si d’aventure les dieux du basket nous sont favorables, il faudra attiser notre capacité à maintenir un jeu incisif et sérieux plus longtemps que 4 minutes par quart-temps. Il est vrai que le statut d’invaincu attise l’appétit des adversaires, qui sera le tombeur de l’ULTEAM ?
Je sais, je suis un éternel insatisfait ! Mais quand on encourage une équipe, on lui souhaite les voies de l’excellence.
Pilgou 2010
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